ESPERLUETTE

Esperluette n°91 - Janvier/février/Mars 2017
Explorer l'espace public pour réduire les inégalités. Paroles de femmes
Lors de la dernière journée d'études d'actualité politique du CIEP consacrée à la pluralité des mobilisations et à la convergence des luttes, plusieurs intervenants ont mis en évidence le fait que les mouvements sociaux s'inscrivent dans un espace, sur un territoire dans lequel les acteurs de ces mouvements déambulaient, qu'ils pouvaient également occuper, ou sur lequel ils avaient un ancrage.
Militer pour la protection sociale au Togo
Créée en 2001 au Togo, par d’anciens responsables de la JOC nationale et internationale l’association Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD) a inscrit son action dans la continuité des mobilisations sociales engagées par la JOC. Ses actions s’ancrent dans la prise de conscience des mauvaises conditions de travail et de vie des apprentis ainsi que de certaines catégories de travailleurs considérés comme «vulnérables» en raison des violations et d’atteintes aux droits fondamentaux du travail et par rapport auxquels l’État reste inactif. Devenue opérationnelle en 2003, SADD mène une série d’actions pour la défense et la promotion des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) de certaines catégories de travailleurs, notamment ceux de la zone franche, les enseignants des écoles privées laiques et confessionnelles, les travailleurs des mines, les artisans et les apprentis. 
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Les enfants du Hasard
Qu’est-ce qui m’amène à pousser les portes d’un cinéma à Charleroi pour visionner Les enfants du Hasard de Thierry Michel et Pascal Colson? Notamment mon désir de clarifier les pratiques pédagogiques favorisant l’émancipation des publics d’adultes en formation. Mais ce film ouvre de multiples autres portes: le passage de l’enfance à l’adolescence, l’histoire ouvrière et de l’immigration, des questions identitaires et religieuses. Seuls quelques-uns de ces sujets seront abordés ici. Le film nous plonge
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Bouge-toi de là : l'espace public en questions
Lors de la dernière journée d’études d’actualité politique du CIEP consacrée à la pluralité des mobilisations et à la convergence des luttes2, plusieurs intervenants ont mis en évidence le fait que les mouvements sociaux s’inscrivent dans un espace, sur un territoire dans lequel les acteurs de ces mouvements déambulaient, qu’ils pouvaient également occuper, ou sur lequel ils avaient un ancrage. Une autre question a aussi été abordée: les blocages, la fluidité, et la libre circulation de ces groupes et collectifs. Pour les intervenants, il s’agit de prendre en considération les caractéristiques de l’espace public dans lequel ces mouvements et groupes se développent et agissent, si l’on veut comprendre leur fonctionnement et les enjeux auxquels ils sont confrontés. 
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Au coeur du Repair Café de la Docherie
Samedi 17 décembre 8h30, je laisse ma petite famille derrière moi, en route pour le Repair Café de la Docherie organisé par le Comité Bel’Doch et le Ciep Charleroi-Thuin. Je me gare dans la rue et emboite le pas de Jean qui semble se diriger vers le même endroit que moi. Pourquoi suisje là? Je n’ai apporté aucun électroménager à réparer, même si j’en ai bien l’un ou l’autre en panne chez moi. Je suis en «immersion» au CIEP Charleroi- Thuin.
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A la découverte des syndicats anglais...
À L’ORIGINE DU PROJET
Du 6 au 7 juin dernier, les étudiants ISCO de l’École syndicale CNE-Transcom ont rencontré à Londres des représentants de deux syndicats britanniques. L’objectif du séminaire était d’aborder la question «de la personnalité juridique au droit de grève, l’héritage thatchérien des syndicats britanniques et ses conséquences sur le mouvement syndical en Grande-Bretagne». Cette démarche s’inscrivait dans le cadre du programme de la 4ème année, axée sur l’approche internationale des questions socio-politiques et économiques et qui visait l’étude des enjeux supranationaux. Les étudiants ont ainsi eu la possibilité de mettre sur pied un projet de rencontre avec des organisations syndicales européennes pour échanger sur les systèmes et acquis sociaux, les enjeux et les stratégies déployées en termes d’action collective. 
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Capitalisme, patriarcat, racisme - Une lecture systémique des dominations
PRENDRE SA PLACE DANS LA SOCIÉTÉ: UNE QUESTION DE SEXE? D’ORIGINE? OU DE MOYENS?
Incontestablement, s’intégrer dans notre société passe par l’accès à un emploi, un logement, ou disposer d’une école pour ses enfants. Lorsque vous partez en quête d’un logement ou d’un emploi, on va immanquablement vous demander vos nom et prénom. Si vous portez un nom à consonance française ou flamande, vous passerez probablement le cap d’un premier rendez-vous. Si votre prénom est d’origine étrangère, que vous êtes une femme ou mère célibataire, que vous vous exprimez avec un accent étiqueté «étranger», on vous dira probablement que le logement est loué, l’emploi pourvu, l’école pas adaptée… Vous vous trouverez face à des «seconds choix», vous ferez partie des exclu-e-s. Pour persévérer, vous devrez faire valoir que vous êtes plus travailleur-se, plus flexible, plus… et aussi moins exigeant-e que le-la candidat-e identifié-e comme «bien de chez nous».
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Esperluette n°92 - Avril/Mai/Juin 2017
De la domination au changement
Le propos développé ci-dessous est le résultat d’une recherche scientifique croisée à un ancrage militant, qui a abouti à un mémoire. Cette démarche riche a permis de mettre en lumière tant des aspects théoriques que pratiques, qu’intimes, et collectifs.
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Racisme : c'est pas bientôt fini ?!
Racisme et capitalisme : réflexions dans un groupe ISCO
Nous vivons dans une époque où des discours, des programmes et des pratiques racistes qualifiés par certains de «rouges-bruns» tentent de se présenter comme des réponses critiques à l’égard de l’universalisme de la mondialisation capitaliste et qui masque son impérialisme néo-colonialiste derrière un voile «humaniste». À partir de ce constat, un travail de réflexion a été organisé avec les étudiants de l’ISCO-CNE-Transcom (Groupe XII) dans le cadre du cours de Philo, en leur proposant des outils conceptuels pour explorer la relation d’articulation dialectique entre capitalisme et racisme, universalisme et exclusion. Nous voulions montrer que les nouvelles formes pratiques et dis - cursives d’exclusion raciste, sous prétexte de défense des droits des travailleur-se-s nationaux-ales, sont loin d’offrir des perspectives émancipatrices et doivent être pensées comme complices du système contre lequel elles prétendent lutter. 
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Les différends de l'égalité
Retour sur deux campagnes antiracistes (et dépolitisantes?)
Le racisme est l’incapacité d’envisager «ensemble l’égalité et la différence »: ce qui est différent à «NOUS» n’est pas égal à «NOUS». Ce processus comprend quatre étapes au bout desquelles est créée une minorité politique, «une catégorie sociale naturalisée par les discriminations»: un groupe social dit inférieur est ainsi institutionnalisé. La lutte contre le racisme doit donc s’opposer aux gestes du quotidien mais elle doit surtout s’attaquer aux institutions qui le sous-tendent2. Notre analyse se penchera sur deux campagnes «antiracistes» récentes et mettra en évidence quelques uns des «pièges» et des «réflexes» peu productifs, voire contre-productifs de l’antiracisme «officiel».
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Nous voulons des vêtements clean !
Vous portez un maillot de sport Adidas, Nike, Puma, ou une autre marque de sport mondialement connue? Alors, il y a de fortes chances qu’il ait été fabriqué au Cambodge, au Bangladesh, en Chine ou en Indonésie. Par des jeunes gens (dont une majorité de femmes) qui travaillent de longues journées pour un salaire de misère et dans des conditions de travail dangereuses. Ces abus sont la conséquence directe de la pression exercée par les marques sur leurs producteurs pour qu’ils produisent à des prix toujours plus bas et dans des délais toujours plus serrés. Il est grand temps que ces travailleurs puissent, eux aussi, marquer des points! C’est le départ de notre campagne sur les vêtements de sport lancée en 2017. Nous attendons toujours de nos sportifs qu’ils soient clean en pratiquant leur sport… et pourquoi ne pas attendre la même chose de nos vêtements de sport et des marques qui les produisent?
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Penser l'intersectionnalité dans un projet d'action collective
Notre société est traversée par trois formes de domination (capitaliste, patriarcale et raciale), qui sont à l’origine de discriminations et d’inégalités; elles se combinent et se renforcent: on parle alors d’intersectionnalité. Pour lutter contre ce système, il faut agir sur le terrain de l’émancipation individuelle et collective pour accéder à la compréhension de la réalité sociale et pouvoir, par l’action collective, participer à sa transformation. Mais comment s’y prendre concrètement? Comment analyser ces phénomènes et ne pas reproduire ces dominations? Comment ne pas en occulter une forme en pensant agir sur une autre? Ces questions seront abordées dans cette fiche pédagogique qui prolonge la journée des animateurs CIEP. 
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Esperluette n°93 - Juillet/Août/Septembre 2017
L'apprentissage transformateur selon Jack Mezirow
La pédagogie émancipatrice est envisagée ici comme un des moyens pour soutenir les citoyen-nes à prendre une part active dans le monde où ils évoluent, un dispositif pédagogique qui questionne les valeurs, les croyances et les jugements des apprenants-es.
Esperluette n°94 - Octobre/Novembre/Décembre 2017
TICket pour l'émancipation
CerTICa, une formation émancipatrice aux TIC
GSM, ordinateur, tablette, internet,  Wikipédia, email, Facebook, Twitter… Le numérique a envahi notre société et joue un rôle de plus en plus important dans les rapports de force. En effet, celui ou celle qui ne sait pas s’en servir ou qui s’en sert mal, est défavorisé à différents niveaux.  Écrire un CV, remplir un formulaire d’inscription, envoyer un mail,  payer une facture, se renseigner sur les horaires de transports en commun… Activités quotidiennes pour certains-es et pourtant, encore inaccessibles à d’autres. Lors de nos formations, nous sommes confrontés quotidiennement à des commentaires tels que «Avec le traitement de texte, je suis nul», «Ma fille m’aide pour envoyer un mail», «Avec internet, on gagne beaucoup de temps; il y a des textes tout faits».
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La notion de compétence au service de formations ambitieuses
Pourquoi les formateurs se préoccuperaient-ils de compétences
Quelle ambition donnez-vous à vos formations? Travaillez-vous la communication orale et écrite de base? ou l’insertion dans des projets de proximité? Bien sûr, ces propositions ne sont pas exclusives. La seconde est d’ailleurs difficile sans la première.  Mais peut-on viser à la fois la connaissance et le savoir-agir complexe?  Oui, mais encore faut-il s’en donner les moyens… Selon l’ambition que l’on se donne, les formations que l’on organise seront différentes.  Si vous vous contentez de transmettre des savoirs, vos participants pourront sans doute reproduire, mais sans être réellement armés pour construire ou pour s’engager dans la société.
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Atelier d'écriture TIC
Retour sur une expérience
Stimulée par ma formation CerTICa, je me suis lancée dans une première expérience d’utilisation de TIC lors de l’animation d’un atelier d’écriture «Roman». Organisé sur un cycle de dix journées sur l’année,  cet atelier d’écriture créative est constitué d’une série d’exercices, d’apports méthodologiques et théoriques. Il vise deux apprentissages critiques: la motivation et l’apprentissage en profondeur.
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Evaluons nos pratiques de formation émancipatrice
Pour être opérationnel dans certains projets militants, professionnels ou privés, de nombreux apprentissages complexes sont essentiels, tels que la maitrise de connaissances et de valeurs spécifiques, la capacité à mobiliser autrui, à organiser une action collective, à rechercher de l’aide, à trouver des documents spécifiques,… Engagé-e dans ses projets, l’acteur-rice de changement peut être confronté-e à ses points faibles et prendre conscience de la nécessité d’acquérir telle compétence. Cette confrontation peut stimuler chez lui-elle l’envie de se former.
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DEMOCRATIE

Démocratie n°1 - Janvier 2017
La menace est au niveau 4
Le travail social est en mutation. En un peu plus d’un siècle d’existence, il s’est progressivement professionnalisé et structuré autour des notions d’émancipation et de dignité. Aujourd’hui, il est de plus en plus soumis au diktat des politiques sécuritaires et gestionnaires, qui veulent notamment convertir les travailleurs sociaux en agents de lutte contre des déviances parmi lesquelles la fraude sociale ou le radicalisme. Le travail social dérive de ses fondements, au mépris de ses valeurs et de ses missions. Comment dès lors continuer à agir comme professionnel dans un tel contexte ? Éclairage.
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La fermeture obsessionnelle des frontières ne fonctionne pas
En refusant d’accorder un visa humanitaire à une famille syrienne, malgré les décisions de justice en ce sens, le secrétaire d’État Théo Francken met l’État de droit en danger. Plus globalement, il s’entête dans une politique d’asile de plus en plus restrictive, basée sur une lecture uniquement idéologique de l’immigration. Pour Sylvie Saroléa, il serait temps que la Belgique et l’Union européenne cessent de percevoir les migrations comme un phénomène figé et réfléchissent à de vraies alternatives afin de répondre adéquatement à ce défi majeur du XXIe siècle.
Démocratie n°2 - Février 2017
Allocations familiales : les inconnues d'une réforme
En vigueur au plus tard en 2020, la communautarisation des allocations familiales complexifiera forcément le système. Quatre régimes différents devraient donc cohabiter dans notre pays. Si la Flandre a pris une longueur d'avance dans le timing, Bruxelles et la Wallonie planchent activement sur le nouveau modèle à mettre en place. Non sans difficulté. Quel montant ? Celui-ci doit-il être indifférencié ? Faut-il privilégier certaines familles ? Jusqu'à quel âge en bénéficier ? Autant de questions délicates dans un cadre budgétaire étriqué. Autant de débats qui interrogent l'essence même de nos politiques familiales. Explications.
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Salaires : de la liberté de négocier à l'austérité légalisée
La loi du 26 juillet 1996, dite « loi relative à la promotion de l'emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité », encadre la négociation collective sur les salaires en Belgique. Elle est injustement méconnue du grand public au regard de ses effets en matière de pouvoir d'achat, de limitation de la négociation collective et d'application au salariat d'une logique économique néoclassique. Plus de vingt ans après sa mise en œuvre, la majorité MR/N-VA au Parlement vote son durcissement et confirme l'orientation du projet au détriment de tous les salariés du pays.
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Trump et les contre-pouvoirs américains
Si les premiers jours du président Trump à la tête des États-Unis n'ont pas rassuré nombre d'observateurs à travers le monde, Jérôme Jamin, professeur de science politique à l'Ulg et spécialiste de l'extrême droite, se montre prudent. Il pointe en effet les contre-pouvoirs du système politico-institutionnel américain comme autant de barrages potentiels aux velléités populistes du nouveau président. Selon lui, c'est de l'habilité de Donald Trump et de son équipe à contourner ces contre-pouvoirs que dépendra leur capacité à réellement changer l'Amérique.
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Démocratie n°3 - Mars 2017
Le triangle infernal des finances publiques
À l'heure où l'austérité est érigée en valeur absolue dans la majorité des discussions budgétaires en Europe, des élus belges s'interrogent sur les moyens de dépasser de telles contraintes. Objectif : revenir à des politiques d'investissement plus ambitieuses. Les obstacles sont pourtant nombreux. En attendant des jours idéologiquement plus propices, l'idée passe par un assouplissement des normes budgétaires européennes. Une réponse qui ne peut être que temporaire. Car c'est surtout en s'attaquant aux contraintes fiscales et monétaires européennes que viendront les véritables solutions. Explications.
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L'agroécologie, vers la concrétisation d'une utopie ?
L'agroécologie prône une vision plus responsable de l'agriculture, plus respectueuse de la Terre et de l'Homme. Elle trouve une résonance croissante chez nous, tant dans la société que dans le monde agricole. Quels sont les enjeux de l'agriculture de demain auquel tente de répondre ce modèle alternatif ? Comment creuse-t-il son sillon dans notre paysage agricole ? Quels sont les principes, freins et leviers pour sa mise en œuvre et sa pérennisation ? Éclairage avec un collectif multidisciplinaire de professeurs d'université.
L'affaire Publifin constitue une véritable secousse sismique sur le front de la démocratie wallonne. L'onde de choc a d'ailleurs rapidement gagné Bruxelles et la Flandre. C'est aujourd'hui tout un système politique qui est mis en cause par le citoyen. Pour le politologue Régis Dandoy, sans l'instauration rapide de règles claires en matière de transparence des élus, des jours sombres sont à venir pour les partis traditionnels.
Démocratie n°4 - Avril 2017
Economie collaborative ou ubercapitalisme ?
Les avancées technologiques ont, de tout temps, considérablement fait évoluer le monde du travail dans nombreux de ses aspects. Parfois en bien, parfois en mal. Derrière les opportunités a priori enthousiasmantes qu'amènent les nouvelles plateformes digitales se cachent de nombreux dangers. Aux premières loges : les travailleurs, qui risquent de voir disparaître petit à petit le modèle salarial tel qu'on le connait depuis des décennies. Plus globalement, ce sont aussi le droit au travail et la sécurité sociale qui risquent d'être impactés. Explications.
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Le chômeur à l'épreuve de la stigmatisation
Depuis plusieurs années, les politiques d'emploi ont fait de l'activation des chômeurs leur cheval de bataille. Ceux-ci sont contraints avec de plus en plus d'exigence de prouver leur disponibilité active sur le marché de l'emploi. Sanctions, stigmatisation et exclusion à la clef. Mais quel impact ce type de politique a-t-il sur la santé des chômeurs ? Des recherches en psychologie sociale se sont penchées sur la question. Elles nous livrent leurs enseignements.
"L'égalité : un combat à remettre sans cesse sur le métier !"
Sur papier, l'égalité hommes-femmes dans l'emploi n'a pas de quoi faire pâlir les femmes. La Belgique dispose en effet d'une législation en matière d'égalité au travail relativement satisfaisante. Dans la réalité, il en va tout autrement ! L'écart salarial, les discriminations entre les sexes, le plafond de verre, la ségrégation sectorielle, les mauvaises conditions de travail affectent toujours bien les femmes. Loin des beaux discours, Démocratie fait le point sur la situation en 2017 avec Patricia Biard.
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Démocratie n°5 - Mai 2017
Démocratie radicale et choix budgétaires
En Belgique comme un peu partout en Europe, la défiance à l’égard du monde politique atteint un niveau inquiétant. Un sentiment de dépossession envahit la population dans son rapport à la démocratie. D’où la nécessité de redistribuer les responsabilités politiques vers l’ensemble des citoyens. Introduire plus de démocratie directe s’impose, notamment pour les questions d’ordre budgétaire. Audits citoyens, budgets participatifs et référendums financiers sont autant de voies complémentaires qui, prises ensemble, peuvent permettre de se réapproprier la chose publique. Et endiguer la crise démocratique en cours. 
Mondialisation : le droit comme instrument de solidarité
En tant que professeur au Collège de France, Alain Supiot mène des recherches et enseigne l’« analyse juridique des solidarités », établies principalement dans le cadre de l’État social et défiées aujourd’hui par la mondialisation. Son rapport pour la Commission européenne, « Transformations du travail et devenir du droit du travail en Europe », fut réédité récemment. Rencontre, en marge d’une conférence à l’UCL  dont il est professeur honoris causa.
Démocratie n°6 - Juin 2017
La situation en Chine menace-t-elle l'économie mondiale ?
En septembre 2016, des analystes financiers de haut vol  s’alarmaient de la possible survenance d’une crise financière en Chine dans un délai de trois ans. Si ce scénario se matérialisait, le dixième anniversaire de la crise de 2007-2008 se solderait donc par un nouveau chambardement financier de grande ampleur. Ces prévisions sont-elles crédibles ? Les prismes d’analyse de ces économistes sont-ils les bons ? Ils sont, en tout cas, divers.  
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Centrale biomasse en Wallonie : une fausse bonne idée
Après le vent et le soleil, la Wallonie se tourne vers la biomasse pour répondre aux exigences européennes en matière de production d’énergie renouvelable. Un projet de centrale fonctionnant au bois, aux résidus et aux déchets de bois est sur le point de voir le jour. L’alternative est-elle pour autant durable ? À voir les questions écologiques, économiques et sanitaires qu’un projet de telle ampleur suscite, on peut légitimement s’interroger...
Nous pouvons gagner la course contre la montre en Afrique !
Au Nigéria, au Soudan du Sud, en Somalie et au Yémen, environ 20 millions de personnes sont menacées par la famine et risquent de mourir de faim. Parmi eux, 1,4 million d’enfants qui souffrent de malnutrition sévère. Le consortium 12-12 a tiré la sonnette d’alarme afin de ne pas revivre le même drame humanitaire que lors de la famine de 2011. Rencontre avec son président, Pierre Verbeeren, qui croit fermement en la générosité des donateurs et en la capacité de la communauté internationale à vaincre la crise.
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Démocratie n°7/8 - Juillet/Août 2017
Professeur(e) d'université : un sport de combat !
Concurrence, compétition, rentabilité, urgence... Voici quelques-uns des maîtres-mots qui rythment aujourd’hui la vie des corps académique, scientifique et administratif de l’alma mater. Et, par ricochet, la vie des étudiants. La « managérialisation » de l’université est en marche. Un mouvement dangereux qui n’est pas sans conséquence sur les valeurs officiellement défendues par l’institution universitaire. Face à ce rouleau compresseur, des voix discordantes prônent la « désexcellence ». Afin de prouver qu’une autre université est possible.
Le chemin de l'internationalisation
 
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Benoît Lutgen ne semble pas avoir mesuré toutes les conséquences
En « débranchant la prise » des gouvernements fédérés dans lesquels il était en majorité avec le PS, le président du CDH, Benoît Lutgen, a plongé le paysage politique francophone dans une situation inédite. Le peu de préparation de cette décision surprend la plupart des observateurs. Analyse avec Paul Wynants, professeur d’histoire politique
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Le social face caméra
Trois œuvres majeures du cinéma social – Le voleur de bicyclette ; Moi, Daniel Blake et  Rosetta – dépeignent la dure réalité de celles et ceux qui ont perdu leur emploi. Une réalité qu’il s’agit de montrer telle qu’elle est, tout en lui apportant une signification esthétique et humaine. Telle est en tout cas l’ambition du cinéma social. Évocation.
Démocratie n°9 - Septembre 2017
Professeur(e) d'université : un sport de combat !
Coopératives, associations d’intérêt général, PME, voire même sociétés de type capitaliste : toutes ces structures sont susceptibles d’avoir, au moins en partie, une finalité sociale. Les classifier grâce à une typologie précise permet de clarifier le paysage très diversifié de l’entreprise sociale et de l’entrepreneuriat social. Mais aussi d’identifier les nombreux enjeux auxquels ce paysage est confronté. 
Faire vivre transition énergétique et participation
Notre avenir énergétique n’est pas que l’affaire des grands accords internationaux. Il se construit aussi à l’échelle des territoires, notamment avec les communes. C’est à ce niveau que les citoyens peuvent le mieux s’approprier les enjeux de la transition énergétique. Pour autant que les projets s’inscrivent dans une réelle dynamique participative. Éclairage avec Frédéric Praillet, coordinateur de projet à l’asbl APERe.
Démocratie n°10 - Octobre 2017
Individualisation des droits : une définition aux multiples enjeux
L’individualisation des droits sociaux fait partie, depuis une vingtaine d’années, des positions du Mouvement ouvrier chrétien. Globalement, la revendication est restée plutôt en rade. Quelques mesures politiques s’en sont tout de même réclamées, comme la limitation dans le temps des pensions de survie avant quarante-cinq ans. Ces mesures ont causé autant d’insatisfaction, ou du moins de perplexité, que le manque général d’avancées. Comment l’expliquer ? S’agit-il d’un de ces cas où une idée généreuse a été détournée de son sens ? Ou y aurait-il dans le concept même une ambiguïté qui expose à de telles déconvenues ? Éclairage.
L'indice de bonheur portugais a surtout chuté après 2008
« Indice de bonheur moyen » est le titre du livre du jeune auteur portugais David Machado pour lequel il gagna en 2015 le prix de littérature européenne. Le portail d’informations européen Euractiv en faisait écho comme « le roman de la grande récession », cette crise financière qui débuta en 2007. Et le comparait aux romans de John Steinbeck sur la crise de 1929.
Démocratie n°11 - Novembre 2017
Kim Jong-un suit sa propre rationalité
Depuis l’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les tensions avec la Corée du Nord autour du nucléaire se sont aggravées. La communauté internationale est inquiète. Comment en sommes-nous arrivés là ? Bruno Hellendorff, chercheur au GRIP, nous éclaire sur la situation d’un des pays les plus fermés du monde.
Démocratie n°12 - Décembre 2017
Brexit, Waterloo des conservateurs ?
En juin 2016, les Britanniques choisissaient, par voie de référendum, de quitter l’Union européenne. La sortie effective du Royaume-Uni se négocie âprement depuis le 29 mars dernier suite au déclenchement de l’article 50 du traité sur l’Union européenne. Mais réussir une négociation suppose, avant toute chose, de poursuivre une série d’objectifs dont découle une stratégie congruente. Force, en l’occurrence, est de constater que le parti conservateur court comme une poule sans tête depuis la victoire du camp du Brexit. Analyse.
Faire le choix des régions, sans supprimer les communautés
La crise politique francophone de l’été dernier a une nouvelle fois donné des arguments aux régionalistes. Dans leur ligne de mire : la disparition de la Communauté française. Cette piste est pourtant bien plus complexe qu’il n’y paraît et fait fi de nombreux enjeux bruxellois. Une alternative pourrait être de lever le tabou d’une 7ème réforme de l’État qui envisagerait une Belgique à quatre régions et à deux communautés. 
Pourquoi manque-t-il de places dans les crèches ?
L’augmentation de la demande de places d’accueil dans les crèches n’est pas neuve. Face à celle-ci, la Fédération Wallonie-Bruxelles peine à trouver des solutions structurelles. L’une des raisons réside dans le peu de soutien accordé aux initiatives nouvelles et atypiques qui naissent un peu partout sur les territoires wallon et bruxellois. Le rôle de l’ONE est également à interroger s’il s’agit de gagner en efficacité dans la politique de l’accueil de l’enfance. Éclairage.
Le salaire doit être un droit politique
Pour mettre fin au capitalisme, Bernard Friot préconise le salaire à vie pour tous. Économiste, sociologue et spécialiste de la sécurité sociale, il prône une augmentation des cotisations pour pouvoir financer son projet et subventionner l’investissement. Selon lui, de nombreux citoyens profitent déjà, dans les faits, d’un salaire à vie. Il s’agit à présent de le faire progresser en l’attribuant à tous les plus de 18 ans.

PERSPECTIVES

Perspective n°97 - Février-Mars 2017
PEP'LUX - La province de Luxembourg, territoire à énergie positive
Le changement climatique est une problématique que la Province de Luxembourg a souhaité prendre à bras-le-corps. Le 28 novembre 2014, le Conseil provincial de la Province a adopté à l’unanimité la proposition de Thérèse Mahy, Députée provinciale en charge notamment du développement durable, d’engager l’ensemble du territoire de la province dans une dynamique de Territoire à Énergie positive1. C’est ainsi qu’a été lancé le projet « Pep’s Lux » (Province à énergie positive), dont l’objectif majeur est de doter la province d’une vision de neutralité énergétique de son territoire à l’horizon 2050. 
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Perspective n°98 - Avril-Mai 2017
Djihadisme, des clés pour comprendre
Les attentats de Paris et de Bruxelles ont entraîné des vagues d’émotions qui ont ébranlé le « vivre-ensemble ». On assiste désormais à un repli identitaire, incarné notamment par le succès grandissant des extrémismes. De nombreux amalgames ont cours : les personnes qui fuient leur pays du fait des exactions islamistes sont assimilées à celles et ceux qui commettent de tels actes chez nous… Une multitude d’informations contradictoires nous est livrée chaque jour par les médias, nous empêchant d’y voir clair. Dans ce contexte, le CIEP Luxembourg et le Crilux ont organisé conjointement un cycle de quatre conférences pour donner des clés de lecture aux citoyens désireux de comprendre le djihadisme. Nous partageons ici ces réflexions, livrées par quatre spécialistes.
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Perspective n°99 - Juin-Juillet 2017
Démocratie et mémoire(e) : les enjeux du passé pour la société du présent
Bastogne, lieu de mémoire emblématique, a accueilli cette année une série de soirées consacrées à la mémoire collective. Les intervenants, issus de toutes disciplines, se sont accordés sur la définition à lui donner : il s’agit de la manière dont des sociétés ou des groupes d’individus se représentent leur passé, tout en lui donnant un sens au présent. On se souvient ensemble parce que cela a du sens aujourd’hui. La mémoire collective relève donc d’un savoir profane et non scientifique, composé de nombreux symboles et d’éléments affectifs. Des choix sont effectués à propos de ce dont on se souvient ou de ce que l’on oublie, en fonction des préoccupations du moment. 
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LE CHOUX DE BRUXELLES

le Choux de Bruxelles n°99 - Janvier/Février/Mars 2017
Ce serait formidable de trouver une nouvelle écriture pour parler de politique
A la fin de 6 séances d'atelier politique (CIEP-MOC de Bruxelles, 2015-2016), les miliant-e-s ont pris la plume, le crayon, et parfois de la colle et des ciseaux, pour écrire leurs émotions, colères, réflexions, analyses politiques, espoirs, utopies ou désillusions.
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Fragiles dans l'emploi, fort-e-s dans la lutte. Les précaires s'organisent
A la fin de 6 séances d'atelier politique (CIEP-MOC de Bruxelles, 2015-2016), les miliant-e-s ont pris la plume, le crayon, et parfois de la colle et des ciseaux, pour écrire leurs émotions, colères, réflexions, analyses politiques, espoirs, utopies ou désillusions.
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le Choux de Bruxelles n°100 - Avril/Mai/Juin 2017
Quelles leçons retirer de l'échec de la révolution russe
La révolution russe de 1917 a été l'un des plus grands événements de l'histoire contemporaine. Pour la première fois après la tentative de la Commune de Paris, les ouvriers et les paysans ont conquis le pouvoir et renversé le régime despotique du Tsar et des propriétaires, pour jeter les bases d’une société plus juste et égalitaire. Une nouvelle forme d’Etat apparaît alors, basée sur les conseils (ou « soviets », en russe) des députés ouvriers, paysans et soldats. La révolution russe fait l’effet d’une immense déflagration bien au-delà de la seule Russie : elle suscite l’enthousiasme et l’espoir de millions de personnes, trois ans après le début de la Première Guerre mondiale. A l’inverse, elle provoque la répulsion et l’effroi dans la grande bourgeoisie et l’aristocratie européenne.
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L'héritage politique de la révolution russe
L’influence de la Révolution russe sur le XXe siècle est énorme. Au sujet du siècle passé, l’historien anglais Eric Hobsbawm parle de « court XXe siècle », période comprise entre la Révolution russe de 1917 et la chute du mur de Berlin en 1989. Durant ces décennies, les partis communistes qui s’étaient créés à l’appel des bolcheviks en 1919, ont été une pièce essentielle de l’évolution politique et sociale du monde.
La sécurité sociale : fille de la peur ou de l'espoir ?
Il y a des mythes dont la vie est longue. Ainsi en est-il de la croyance que la peur du communisme a été déterminante dans la création de la sécurité sociale. Si on croit cela, cela voudrait dire que le ressort de l'action des acteurs qui se sont mobilisés pour promouvoir la sécurité sociale est la crainte du communisme et le recours à la tactique de la terre brûlée. En d'autres termes, cela signifierait que les acteurs qui ont pris des mesures en faveur de la protection sociale n'ont eu de cesse de diminuer dans l'esprit des travailleur.se.s l'espoir de gains potentiels que représenteraient les idées communistes.
Réforme de gauche et réformes de droite
L'opposition entre réformisme et révolution a déjà donné lieu à maints échanges entre théoriciens bien plus autorisés que l'humble auteur de ce modeste billet. L'idée de ce texte n'est pas de rejouer une énième fois le match entre Bernstein et Luxembourg mais bien d'évoquer ce qu'est le réformisme au XXIème siècle ou plutôt ce qu'il pourrait être.
le Choux de Bruxelles n°101 - Juillet/Août/Septembre 2017
Le carcan budgétaire au niveau communal
L’appel de la plateforme ACIDe (Audit citoyen de la dette) créée en 2013 a été  signé par de nombreux mouvements
sociaux pour dénoncer les mesures d’austérité imposées en Belgique au prétexte de l’endettement suite aux sauvetages bancaires de 2008 et 2011. L’ACIDe se donne pour objectif l’analyse de l’endettement aux différents niveaux de pouvoir (fédéral, régional, communal) et la mise en avant d’alternatives pour contrer l discours habituel visant à justifier les coupes dans les dépenses publiques.
Une campagne pour des communes hospitalières
De Paris à Barcelone, en passant par Valence ou Lampedusa, des maires font entendre une voix dissonante par rapport aux politiques brutales de nos gouvernements contre les droits des migrant.e.s. Bien que les compétences soient fédérales, la question des migrations, des sans-papiers et de l’accueil des réfugié.e.s touche aussi de nombreuses communes.
Les villes du changement : forces, limites et défis du municipalisme dans l'Etat espagnol
Les «candidatures municipales du changement» dans l’Etat espagnol sont nées de coalitions de partis et de mouvements sociaux et citoyens qui dépassaient une limite bureaucratique imposée par Podemos. Il s’agissait de l’interdiction aux cercles (les assemblées locales de Podemos) de se présenter aux élections municipales de mai 2015 sous leur propre nom. La préparation de ces candidatures a eu lieu dans une période de creux dans les sondages pour Podemos. Il devenait clair alors que l’ascension vers une possible victoire électorale dans l’ensemble du pays n se fera pas en ligne droite, ni sans résistances de la part de la classe dominante.
le Choux de Bruxelles n°102 - Octobre/Novembre/Décembre 2017
Le travail décent est-il possible dans les chaînes d'approvisionnement mondiales ?
Les chaînes d’approvisionnement mondiales constituent les systèmes commerciaux et de production les plus développés au monde. Par chaînes d’approvisionnement mondiales, nous entendons les chaînes transfrontalières, diverses et complexes que les grandes entreprises multinationales utilisent pour produire, transporter et vendre leurs marchandises. On pourrait les comparer à une série d’entreprises dans plusieurs pays qui contribuent chacune à la fabrication d’un produit lié à une entreprise multinationale, chaque entreprise étant un maillon de la chaîne. En 2015, Li & Fung a été sacrée championne dans la catégorie «chaînes d’approvisionnement mondiales». Li & Fung est un fabricant et vendeur de jouets dont la chaîne se compose de plus de 15.000 entreprises réparties dans 40 pays !
Les luttes syndicales chez H&M en Belgique
Quelle est la situation chez H&M en Belgique ?
H&M est l’une des trois plus grandes entreprises du secteur textile en Belgique, au coude à coude avec Zara. Ces entreprises donnent le ton pour le secteur en ce qui concerne les conditions de travail, mais aussi au
niveau marketing. H&M est devenu plus grand que Brico et aussi grand que Vandenborre par exemple : ça veut dire que le secteur du commerce est en train de changer, là où traditionnellement l’alimentaire et le bricolage étaient en tête, on voit le textile grandir en importance. Ce sont essentiellement des femmes, jeunes et précaires qui travaillent chez H&M. Les contrats sont ultra-flexibles, avec trois quarts de temps partiel et des horaires fluctuants : il est habituel que sur un trimestre un.e travailleur.se fasse entre zéro et 35 heures selon les semaines. Le salaire reste le même mais c’est très aléatoire au niveau horaire donc. Seuls Zara et H&M continuent à fonctionner comme ça. Les travailleur. se.s perdent de l’argent en plus parce qu’il y a trop d’heures supplémentaires, qui sont plus taxées. Ça c’est le modèle H&M. D’un autre côté ils investissent beaucoup en communication sur le respect des travailleur.se.s du Sud, la labellisation sociale et écologique (des produits, teintures, etc.).
Qui organise les travailleur.se.s en Chine ? 
26 septembre 2017. Guangdong, la province la plus industrialisée de Chine, juste à côté de Hong Kong, dans une émission de télévision spéciale : un focus sur Zeng Feiyang, Zhu Xiaomei et Tan Huanxing qui admettent publiquement au tribunal qu’ils sont coupables de “rassemblement de travailleur.se.s dans l’intention de perturbation de l’ordre”. Le verdict est clair : trois ans de peine de prison conditionnelle. “La négation de la législation nationale, l’abus de fonds internationaux et le travail sous l’instruction de puissances et organisations étrangères qui veulent saper l’ordre social en Chine”, disait-on du côté officiel. Tous les trois étaient membres du staff de l’ONG Panyu Workers Centre, à Guangzhou, et faisaient leur travail, c’est-à-dire le soutien aux travailleur.se.s en réclamant les arriérés de salaires et d’avantages sociaux de leurs employeurs.
 

CARHOP

Revue trimestrielle - Juin 2017
Occupez l'espace public !
Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant tunisien, en s’immolant par le feu devient le symbole du déclenchement du « Printemps Arabe » (Tunisie, Maroc, Egypte, Syrie, Yémen, etc.) ; un mouvement invoqué ensuite par certains acteurs d’actions collectives en Amérique du Nord - le « printemps d’érable » canadien, « occupy Wall-Street » - et en Europe - les « Indignés » espagnols et français, les manifestations grecques contre l’austérité ou tout récemment les « Nuit Debout » françaises. Les formes et les désirs d’investissement de l’espace public se propagent et cette propagation n’est pas le fruit d’un calcul savant ou d’une stratégie concertée entre les acteurs-contestataires du monde entier. Ceux-ci s’emparent d’un symbole, d’un geste, reformulent une revendication. Ils s’autorisent d’une action collective proche ou lointaine (dans l’espace ou le temps) et font ainsi monter en généralité leurs propres revendications.
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